"Bleus-Blancs-Rouges" : rencontre houleuse au Théâtre de la Main d'Or
Par Ginette Hess Skandrani, dimanche 19 novembre 2006.
Une salle archi-bondée, des militant/es, des sympathisant/es, des contradicteurs très divers, noirs, blancs, métis ou arabes, de gauche comme de droite. Son public était là, pour lui poser des questions, polémiquer avec lui, lui dire son incompréhension suite à son passage remarqué aux BBR. C'était un public acquis à ses actions, mais sans aucune complaisance. Des cartons rouges ou verts ont été distribués à l'entrée, selon les questions à poser. Dieudonné : C'était la première fois que j'ai été aux BBR. J'y suis allé pour voir comment cela se passait. Nous avons poireauté un quart d'heure à l'entrée car ils étaient surpris de nous voir. J'ai croisé JM Le Pen, dit bonjour vite fait " au diable en personne ", puis serré la main à Golnisch avant de m'arrêter sur le stand des " enfants d'Irak " tenu par Janie Le Pen, où j'ai pris un thé. J'ai croisé quelques journalistes et leur ai dit que je n'étais pas là pour voter Le Pen, mais pour me faire mon opinion afin de trouver moi-même " mon axe du mal ". SOS-racisme étant responsable de la situation actuelle, car ils ont voulu sauver le racisme, je veux ouvrir un débat avec l'ensemble de la société, y compris ceux qui sont ici.
Nous nous sommes également rendus au siège du PS où nous avons rencontré des jeunes socialistes, mais il n'y a eu aucune répercussion dans la presse, cela ne les intéresse pas. Je suis face à un système de diabolisation. J'ai voulu me faire une opinion par moi-même. Je n'ai pas à donner des leçons de morale. Je veux juste essayer de poser le débat sur le clivage gauche-droite, négrophobie, sionisme, car les élections de 2007 sont des élections-charnières.
J'ai été surpris d'avoir été bien reçu, malgré quelques quolibets. Je n'ai pas vu un rassemblement raciste comme je m'y attendais. Il faut qu'il y ait un débat de fond et nous n'avons plus à suivre comme des moutons. Si Le Pen est capable de poser les véritables questions, alors OK, bien que son projet politique ne me cause pas.
Il ne sera d'ailleurs jamais président. J'ai un devoir de désobéissance par rapport à la pensée unique. La diabolisation et le chantage à l'antisémitisme dont je suis l'objet est un facteur terriblement disqualifiant, alors que je suis profondément attaché à liberté de penser. Ils veulent tous me couper la parole.
Ahmed Moualek (La banlieue s'exprime) a renchéri sur ce qu'a dit Dieudonné.
Plusieurs questions ont fusé : sur Le Pen tortionnaire pendant la guerre d'Algérie, sur les Arabes et les Noirs qui ont été agressés par des militants du FN , sur le pourquoi de sa démarche, sur sa sincérité. Il a essayé de répondre aux questions et n'y est pas toujours arrivé. Ahmed est a répondu à une question sur la guerre d'Algérie : " je n'ai plus envie de dénoncer ce qu'a fait Le Pen car l'histoire sert beaucoup à certains pour décider à notre place ". Il est hors de question que le PS nous dise quoi faire, a ajouté Dieudonné. Nous ne voulons plus nous laisser faire. Nous devons aller au charbon.
Dieudonné a répondu plusieurs fois : Le fait de visiter cet endroit a permis de créer un débat. Si je vais voir les gens de Cachan, personne n'en parle. L'intérêt d'y aller, c'est de se rendre compte de la situation.
Un intervenant lui a fait remarquer que Le Pen n'avait aucun pouvoir et qu'il était juste un épouvantail. Un autre intervenant lui a dit que son mode de communication le dérangeait : " tu devais dénoncer en sortant de là, ramène-moi une vraie info. Tu donnes une interview en disant juste : " On me diabolise". Dieudonné : je suis quelqu'un qui a franchi les lignes jaunes. On a joué avec une frontière, si on peut la fracturer tant mieux. J'affirme qu'il n'y a pas eu de phase préparatoire. Il y a des gens autour de moi qui ont une histoire avec le FN, ils n'ont rien organisé car cette visite était une surprise. Je n'ai jamais dit que je voterai pour Le Pen et je ne suis pas prêt à le faire.
Une intervenante : " J'aime ce que vous faites en tant qu'artiste, mais là je ne peux plus vous suivre ".
" Comment as-tu pu serrer la main à ce salaud alors que nous l'avons empêché d'atterrir à la Martinique. Aimé Césaire ne serait pas content de ce que tu as fait ", disait une autre intervenante.
Dieudonné : " Je ne suis pas un leader, vous n'êtes pas obligés d'être d'accord avec moi. J'ai juste envie de faire exploser le système, les relations de dominants à dominés ici et vers l'Afrique doivent changer et c'est ici que ça doit bouger. Il y a une crise politique grave. Nous sommes en période pré-révolutionnaire. On ne voit pas le Hugo Chavez à la française arriver. Il y a une crise de confiance et la libre-pensée peut nous faire avancer ".
En réponse à une question sur le coordinateur de campagne, Marc Robert, et ses relations passées et présentes avec le FN, Dieudonné a répondu : " Il est vrai qu'il a un parcours politique chaotique (ou cahotique) entre ses passages du PS au FN, mais il n'est pas là, c'est à lui de vous répondre "
"J'étais très content d'arrêter la campagne, cela me permet de refaire de la scène, et je préfère de beaucoup la cour de récré."
Je ne sais pas si Dieudonné a convaincu son auditoire. Dans tous les cas de figure, le troublion continuera à faire sa campagne et, comme il le dit lui-même, il n'est le porte-parole de personne. Je ne suis pas persuadée que son intrusion aux BBR était une bonne chose, vu ma mauvaise opinion sur les positions lepénistes, à la fois sur l'immigration, le statut des étrangers, la régularisation des sans-papiers ou l'ancienne idéologie colonialiste (Algérie, Kanaky etc.). Mais si je comprends bien l'analyse que fait Dieudonné, il estime que le blocage de la situation française, du au clivage entre extrême-gauche et extrême-droite, empêche le mouvement social de trouver une expression politique. Il faut donc, d'après lui, dépassser ce clivage en essayant de comprendre les motivations réelles - et dévoyées - qui attirent les gens vers Le Pen. Peut-être Dieudonné a-t-il ouvert une brèche ? En tout cas le débat qu'il a déclenché risque d'être plus enrichissant que l'affrontement entre Blanche-Neige et le Nain hongrois.
Par Ginette Hess Skandrani, Paris, 30 octobre 2006
Ce mercredi 25 octobre à 17h45, lorsque j'ai ouvert ma porte, croyant que c'était ma petite-fille qui rentrait à la maison, je me suis trouvée devant deux jeunes mecs tout de noir vêtus avec des casques à la main qui m’ont dit : « Nous sommes les petits-enfants de Martin, du deuxième ». J'ai essayé de repousser la porte, mais ils se sont précipités sur moi en me cognant avec les casques et en me donnant des coups de pied.
Mes lunettes sont tombées et se sont brisées, et j’ai été aveuglée par le sang qui pissait à travers ma paupière éclatée. J'ai crié tant que j'ai pu, mais ils ont continué à frapper pendant cinq minutes en me jetant par terre et en renversant un banc et une chaise.
Lettre ouverte
(español debajo)
Questions de principe, questions pratiques, questions vitales
31 octobre 2006
Ginette Hess Skandrani est une femme de 67 ans. Elle est, par tempérament et par conviction, non-violente. Elle ne dispose, pour se protéger, ni d’armes ni de gardes du corps ni d’escorte policière.
Elle est une militante engagée dans le combat anticolonialiste depuis cinquante ans. Depuis quarante ans, elle défend le droit naturel du peuple palestinien à la souveraineté et à la vie. Elle est partisane de la seule solution qui semble logique à la situation coloniale de
Elle est victime depuis de longues années d’une campagne de dénigrement et de diffamation émanant de diverses composantes, de « droite » comme de « gauche », de la nébuleuse des partisans de l’État d’Israël comme « État juif ». Cette campagne a été ponctuée par des agressions physiques, des menaces de mort verbales, écrites, téléphoniques ou électroniques, des piratages informatiques, des mises sur écoute téléphonique « sauvage », des cambriolages et des « filatures ».
Mercredi 25 octobre, la campagne a atteint un nouveau palier : un commando de quatre hommes l’a agressée à son domicile parisien, dans une action préméditée et concertée. Pendant que deux membres du commando s’acharnaient sur elle, au risque de la tuer ou de la rendre irrémédiablement invalide, deux autres membres faisaient le guet au pied de l’immeuble.
Ces hommes n’ont pas agi de leur propre initiative : ils ont reçu des ordres, qu’ils ont exécutés en bons petits soldats. Ces hommes sont en effet des citoyens français et israéliens, soldats d’active ou de réserve de l’armée israélienne, agissant sur ordre.
Les ordres viennent d’organisations qui, sous couvert de respectabilité et de représentativité, ne sont que des officines établies en France d’une puissance non seulement étrangère mais de surcroît hostile aux valeurs françaises et aux principes qui fondent notre république.
Cette grave atteinte au droit à la vie et à la sécurité d’une militante infatigable de la cause humaine nous amène à poser un certain nombre de questions à tous ceux qu’elle devrait interpeller.
Nous précisons que nous nous exprimons à titre personnel, en tant qu’amis, frères, sœurs de Ginette Hess Skandrani. Certains d’entre nous ont été victimes des mêmes campagnes de dénigrement et de menaces qu’elle, du fait de leurs engagements.
Question au gouvernement :
Vous avez interdit il y a quelques mois la tribu Ka, une organisation de jeunes Noirs révolutionnaires, par un décret d’application de la loi de 1936 sur les ligues factieuses. Or, cette Tribu Ka, quelle que soit l’appréciation que l’on puisse porter sur ses idées et opinions, ne s’était rendue coupable d’aucun crime ou délit, d’aucun acte de violence ni contre des biens ni contre des personnes. Qu’attendez-vous pour dissoudre, en application du même décret, les deux organisations armées qui se sont rendues coupables d’une série de crimes et délits, dont la tentative de meurtre sur un commissaire de police, et dans les rangs desquelles il faut chercher les agresseurs de Ginette Hess Skandrani ? Attendez-vous donc qu’il y ait mort d’homme – ou de femme – pour interdire
Question au ministre de l’Intérieur :
Qu’envisagez-vous de faire pour assurer la protection et la liberté de déplacement des personnes visées par ces organisations subversives ? Estimez-vous que ces personnes doivent, faute de protection par la république, s’armer et prendre en charge leur propre défense ?
Question aux défenseurs des droits humains :
Vous avez pour l’instant observé un silence prudent sur l’agression dont a été victime Ginette Hess Skandrani. Cela veut-il dire que vous approuvez cette agression ? Dans ce cas, il faudra vous en expliquer publiquement.
Question aux défenseurs du « droit à l’existence d’Israël » :
Certains d’entre vous ont proféré, répété ou répandu des calomnies contre Ginette Hess Skandrani. Cela a contribué de manière déterminante au climat qui aboutit à l’agression du 25 octobre. Approuvez-vous cette agression ? Si oui, expliquez-nous pourquoi. Si non, faites-le savoir haut et fort.
Tout un chacun comprendra que la réponse à ces questions de la part de ceux que nous interpellons aujourd’hui sera déterminante pour empêcher la dérive violente et sectaire dans laquelle veulent nous entraîner les partisans du suprématisme d’un groupe sur l’ensemble de la société.
Les petites frappes qui ont exécuté l’ordre de tabasser Ginette Hess Skandrani ne sont que des robots programmés et manipulés pour faire mal. Nous n’avons pour eux que mépris et commisération et nous laissons à la justice et à la police le soin de les mettre hors d’état de nuire. Nous n’avons en effet aucune vocation à créer une milice de justiciers. Mais nous ne saurions tolérer le silence et l’inaction de tous ceux qui prétendent lutter pour la liberté, la démocratie et la justice. Car ce silence et cette inaction vaudraient complicité.
Premiers signataires :
Association entre la plume et l’enclume, France - Mounia Akkari, assistante de direction - Sélim Al Sabbah, historien -Santiago Alba Rico, écrivain, Espagne - Claire Aymes, Citoyenne, Marseille - Janine Borel, militante, Bouches-du-Rhône - Comité de lutte contre la barbarie et l'arbitraire, Salons-de-Provence - Mireille Delamarre, responsable de publication www.planetenonviolence.org, présidente de Vpaixmed (Voix de paix en Mediterranée, association pour la non violence active et le respect des droits de l'homme), Bouches-du-Rhône - Jean-Jacques Dikongué, journaliste, Paris - Gabriel Enkiri, candidat au 1er tour de
Pour signer cette lettre, écrire à azls2006@yahoo.fr
Carta abierta
Cuestión de principios, cuestiones prácticas, preguntas vitales
Colectivo de firmantes
El miércoles 25 de octubre, una activista de la solidaridad con Palestina con notable historial político en el campo antiimperialista, además de fundadora entre otras estructuras del partido ecologista francés, fue asaltada en su casa, a las cinco de la tarde, por unos matones sionistas muy enterados de sus horarios y costumbres, por lo cual lograron que ella les abriera la puerta, confiada en que era su nieta la que llamaba a la puerta . Esta señora, llamada Ginette Hess Skandrani, forma parte de la lista de 12 personas amenazadas de muerte por un sujeto que fue llevado a juicio en mayo de este año y que expresó en plena audiencia las convicciones de sus semejantes: se consideran con todo derecho a amenazar y castigar en nombre de la religión judía a los que combaten la política israelí; además, están acostumbrados a la impunidad que les dan sus excelentes relaciones con determinadas figuras políticas [véase El caso Schoemann en http://www.rebelion.org/noticia.php?id=32001]
Ginette Hess Skandrani es una mujer de 67 años, no violenta, por temperamento y por convicciones. Para protegerse no lleva armas ni guardaespaldas, ni escolta policíaca. Se trata de una activista comprometida en el combate anticolonialista desde hace cincuenta años. Lleva cuarenta defendiendo el derecho natural del pueblo palestino a la soberanía y a la vida. Es partidaria de la única solución que parece lógica, para terminar con la situación colonial vigente en Palestina: la creación de un solo Estado para todos los habitantes de Tierra Santa, sobre la base del principio universal: “Una persona = Un voto”.
Desde hace años es víctima de una campaña de calumnias y difamación procedente de ámbitos diversos, de derecha y de izquierda, es decir de la nebulosa de los partidarios de un Estado judío en Israel. Esta campaña contra ella incluye agresiones físicas, amenazas de muerte verbales, por escrito, por teléfono y por correo electrónico, actos de piratería informática, escuchas telefónicas ilegales, robos en su propia casa y seguimiento de sus pasos. El pasado miércoles, 25 de octubre, la campaña subió de nivel: un comando de cuatro hombres la asaltó en su humilde apartamento parisino, en una acción premeditada y concertada. Mientras dos miembros del comando la molían encarnizadamente a golpes poniéndola en peligro de muerte o invalidez definitiva, dos miembros más del comando montaban guardia al pie del edificio. La víctima ha hecho las diligencias para llevar a juicio a los atacantes, por tentativa de homicidio.
Estos individuos no actuaron por cuenta propia: recibieron órdenes y las ejecutaron como obedientes soldados. Se trata de personajes con ciudadanía francesa e israelí, son soldados activos o reservistas del ejército israelí y actúan bajo órdenes.
Las órdenes proceden de organizaciones con una fachada de respetabilidad y representatividad, pero que no son más que dependencias en Francia de una potencia extranjera y, además, enemiga de los valores franceses y los principios que fundan nuestra república.
Este grave atentado contra el derecho a la vida y a la seguridad de una militante infatigable de la causa humana nos lleva a plantear una serie de preguntas a todos los que deberían sentirse implicados. Precisamos que aquí nos expresamos a título personal, en tanto que amigos, hermanos, hermanas de Ginette Hess Skandrani. Algunos de nosotros ya hemos sido víctimas también de las mismas campañas de denigración y amenazas, con motivo de sus compromisos.
Pregunta al gobierno francés
Ustedes prohibieron hace algunos meses a la “Tribu Ka”, una organización de jóvenes negros revolucionarios, por un decreto de aplicación de la ley de 1936 sobre las facciones paramilitares. Independientemente de la opinión que podamos tener sobre sus ideas u opiniones, observamos sin embargo que dicha organización no había cometido absolutamente ningún delito o crimen, ningún acto de violencia contra propiedades ni contra personas.
¿Qué espera el gobierno para disolver, en aplicación del mismo decreto, las dos organizaciones armadas que ya han sido reconocidas como culpables de una serie de crímenes y delitos, entre ellas el conato de asesinato de un comisario de policía, y entre cuyas filas es imprescindible localizar a los agresores de Ginette Hess Sakandrani? ¿Acaso el gobierno está esperando que haya un muerto, hombre o mujer, para prohibir la Liga de Defensa Judía y el Betar-Tagar?
Pregunta al ministro del interior
¿Qué medidas piensa tomar para asegurar la protección y la libertad de desplazamiento de las personas a las que acechan estas organizaciones subversivas? ¿Acaso considera usted que estas personas deben armarse y hacerse cargo de su propia defensa, por falta de protección por parte de la república?
Pregunta a los defensores de los derechos humanos
Hasta ahora ustedes vienen observando un silencio prudente acerca de la agresión de la que acaba de ser víctima Ginette Hess Skandrani. ¿Significa esto que aprueban esta agresión? En tal caso, tendrán que explicarse al respecto públicamente.
Pregunta a los defensores del “derecho a la existencia de Israel”
Algunos de ustedes han pronunciado, repetido o difundido calumnias contra Ginette Hess Skandrani. Esto contribuyó de manera decisiva al clima que propició la agresión del 25 de octubre. ¿Aprueban ustedes esta agresión? Si es así, expliquen por qué. En caso contrario, ¡exprésenlo en alta voz!
Todos comprenderán que la respuesta a estas preguntas por parte de aquellos a los que nos dirigimos hoy será decisiva para impedir la pendiente violenta y sectaria hacia la cual nos quieren arrastrar los partidarios del supremacismo de un grupo sobre el conjunto de la sociedad.
Los matones que han ejecutado la orden de darle una paliza a Ginette Hess Skandrani son apenas robots programados y manipulados para hacer daño. Los despreciamos, los compadecemos y dejamos a la justicia y a la policía la tarea de acabar con su capacidad para la maldad, pues no tenemos por vocación levantar una milicia de justicieros. Pero no podemos conformarnos con el silencio y la inactividad de todos aquellos que pretenden luchar por la libertad, la democracia y la justicia. Semejante silencio e inacción serían equivalentes a complicidad.
Primeros firmantes
Association entre la plume et l’enclume, France – Santiago Alba Rico, escritor, España - Claire Aymes, Ciudadana, Marsella (Francia) - Janine Borel, militante, Bouches-du-Rhône (Francia) - Comité de lutte contre la barbarie et l'arbitraire, Salons-de-Provence (Francia) - Mireille Delamarre, responsable de publicación www.planetenonviolence.org, presidenta de Vpaixmed (Voix de paix en Mediterranée, asociación para la no violencia activa y el respeto de los derechos de la persona), Bouches-du-Rhône (Francia) - Jean-Jacques Dikongué, periodista, París (Francia) - Gabriel Enkiri, candidato a la primera vuelta de las elecciones presidenciales de 2007 (Francia) - Sinfo Fernández, socióloga, traductora de rebelion.org (España) - Houcine Ghali, Centre d’études et de recherches arabes, Genève (Suiza) - Fausto Giudice, periodista, escritor, traductor, tesorero de
Envíen sus firmas, mensajes de apoyo o comentarios a: azls2006@yahoo.fr
Traducido del francés para Rebelión y Tlaxcala por Maria Poumier
Communiqué le 26 octobre 2006 par l’Alliance zapatiste de libération sociale, azls2006@yahoo.fr, http://www.azlsbasta.splinder.com, ++33(0)613992886
La présidente-fondatrice de notre association, l’AZLS, a été victime, le mercredi 25 octobre en soirée, d’une lâche agression à son domicile parisien de la part de deux jeunes hommes armés de casques qui étaient de toute apparence des nervis sionistes. Amenée à l’hôpital Saint-Antoine, Ginette a reçu des points de suture à l’arcade sourcilière et au cuir chevelu.
Cette lâche agression intervient quelques jours avant une rencontre pacifique pour
L’AZLS demande solennellement aux autorités françaises de tout faire pour que cesse la terreur organisée par des groupes sionistes ayant depuis longtemps franchi les limites de la légalité républicaine.
Pour l’AZLS, le trésorier, Fausto Giudice
Ginette Skandrani, membre fondatrice des Verts, lâchement agressée à son domicile par deux nervis de type sépharade : plusieurs points de suture à l’arcade sourcilière et au cuir chevelu
Communiqué le 26 octobre 2006 par le Collectif de
C’est vers 19h de ce mercredi 25 octobre que deux jeunes sont venus pour aider la concierge de l’immeuble où habite Ginette Skandrani, membre fondatrice des Verts, au moment où elle entrait les poubelles. Ils se sont engouffrés aussitôt dans les escaliers, et ont frappé à la porte de Mme Skandrani, qui leur a ouvert la porte sans se méfier. Ils se sont rués sur elle pour la rouer de coups de pied et à l’aide de leurs casques, puis ils se sont enfuis. La concierge alertée par les cris a aussitôt appelé les pompiers et la police. Elle a été amenée aux urgences de l’Hôpital Saint Antoine, puis à l’Hôtel Dieu pour un examen médico-légal.
Notre Collectif dénonce avec la plus grande colère cette lâche agression contre Mme Ginette Skandrani qui a consacré sa vie pour de justes causes : l’écologie, la solidarité avec les peuples du Maghreb, mais aussi pour faire connaître la tragédie palestinienne, notamment en co-organisant avec plusieurs associations dont la nôtre, les derniers samedis de chaque mois des rassemblements au Châtelet à
Cette agression perpétrée par des sionistes vise à faire taire les rares voix en France qui s’élèvent contre le massacre quotidien des Palestiniens.
Notre Collectif exprime son entière solidarité et sa sympathie avec Ginette Skandrani, et appelle tous ceux qui militent pour la cause palestinienne à lui exprimer publiquement leur soutien pour son combat contre le sionisme et ses crimes contre les Palestiniens.
Nous lançons un appel aux autorités françaises à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour retrouver les agresseurs et mettre fin à la terreur exercée en toute impunité par des ligues factieuses en France contre toute personne critique de l’entité sioniste.
Le Président, Mondher Sfar
Agression sioniste à domicile
Communiqué par l’association Entre
L'association Entre
Défendre l'égalité des droits pour tous les habitants de
Pour le secrétariat, Maria Poumier
Communiqué de l’Institut Tunisien des Relations Internationale
Par Ahmed Manaï, Paris 26 Octobre 2006
Ginette Hess Skandrani, présidente fondatrice de l’Alliance Zapatiste de libération sociale et de l’association
Aucun doute que les agresseurs de Ginette ont voulu lui faire payer son engagement inconditionnel et son soutien de tous les instants à la cause du peuple Palestinien. Rappelons que Ginette avait reçu en 2003, en même temps qu’un certain nombre de militants pro- palestiniens, entre autres notre compatriote Mondher Sfar, une lettre contenant une balle, accompagné du message suivant « la prochaine ne vous parviendra pas par la poste ». L’apprenti terroriste, un dénommé Shoemann, a été condamné à 6 mois de prison avec sursis !
Transportée à l’hôpital Saint-Antoine, Ginette a reçu des points de suture à l’arcade sourcilière et au cuir chevelu.
Durant ces quarante dernières années, Ginette Hess Skandrani a accompagné tous les combats anti-coloniaux et s’est illustrée au cours des années 1990 par un soutien actif et permanent à l’opposition tunisienne. L’Azls qu’elle préside a organisé en 1997, les deux premières manifestations publiques à Paris, contre le régime tunisien
L’ITRI condamne cette agression et ses lâches auteurs, exprime son soutien et son entière solidarité avec Ginette Skandrani et appelle les Tunisiens à lui manifester leur solidarité : azls2006@yahoo.fr
Message d’Argentine aux agresseurs de Ginette
Par Oscar Abudara Bini
psychiatre, psychanalyste, et cinéaste censuré à cause de de son enquête personnelle sur les attentats terroristes commis en Argentine en 1992 et 1994.
Toutes mes félicitations! J'imagine que vous vous êtes entraînés sérieusement pour attaquer un ennemi aussi importan t. Moi même, j'ai dû m'exercer aux arts martiaux et au maniement des armes à feu, parce que j'ai peur de me faire assassiner ou qu'on agresse mes enfants, dans la mesure où je fais des recherches [qui dérangent] en Argentine sur les attentats terroristes qui ont été commis ici [imputés officiellement à l'Iran, alors que TOUS les éléments matériels de l'enquête signalent une piste conjointe US- ISRAELIENNE] Je sais qu'on peut me tirer une balle dessus à tout moment, que je risque l'enlèvement et que l'on peut envoyer des gros bras me taper dessus. Je suis prêt pour tout cela, et j'ai de bonnes chances d'être perdant. Mais je ne me suis jamais entraîné pour taper sur une femme, encore moins pour frapper, savater et blesser une femme d'un certain âge.Auriez-vous l'amabilité de m'indiquer le mode d'emploi? Quel est le religieux qui pourrait m'apprendre à piétiner toute ma formation de macho latin, celle-la même qui m'interdit de frapper une femme parfaitement honorable? Allez, messieurs les agresseurs de Ginette, vous voulez bien m'apprendre?
¡Los felicito de todo corazòn! Imagino que os habreís entrenado concienzudamente para atacar a tan importante enemigo. Yo mismo, he debido entrenarme en artes marciales y en armas de fuego, dado el miedo que tengo a que me asesinen o dañen mis hijos, a causa de las investigaciones que tengo enla Argentina por los atentados terroristas que aquì se han cometido.
Sé que pueden asesinarme de un balazo en cualquier momento, que pueden raptarme y que pueden enviarme corpulentos matones a golpearme. Para todo ello estoy preparado, naturalmente con riesgo altìsimo de perder.
Jamàs me entrenè para golpear a una mujer, menos para apalear, patear y lastimar a una mujer de cierta edad. ¿Serìan ustedes tan gentiles de decirme còmo se hace? ¿Qué religioso puede adoctrinarme para abolir toda mi formaciòn de macho latino que me impide atacar una mujer honorable?
¡Por favor, señores atacantes de Ginette, dìganme còmo se hace!
par Ginette Hess Skandrani, 1er octobre 2006
Nous avons commencé nos " Rencontres pacifiques " en solidarité avec le peuple palestinien, opprimé, affamé, chassé de sa terre et toujours résistant, le samedi 30 septembre devant la Fontaine des Innocents à Paris.
La place était très animée , il y avait énormément de monde, surtout des jeunes qui n'hésitaient pas à poser des questions sur la Palestine, sur nos banderoles, nos différents " manifestes" ou le journal Basta.
La banderole "Palestine un seul État pour tous" les interpellait toujours. Nous avons essayé de leur expliquer que nous étions pour un État où tous ceux qui aimaient cette terre devaient accepter de vivre ensemble qu'elle qu'était leur religion, leur origine ou leur idéologie, tout en reconnaissant que les Palestiniens étaient les premiers occupants.
Beaucoup de jeunes ont accepté la discussion et cherché à s'inscrire pour des contacts futurs. D'autres nous ont traité d'utopistes ou de rêveurs un peu fous.
Nous n'avons eu droit à aucune insulte, ni agression verbale ou autre. Les discussions étaient souvent animées mais très respectueuses, nous ne demandions rien d'autre.
Nous avions une deuxième banderolle : "Palestine / Irak : Résistances", ainsi que différents panneaux sur la situation catastrophique des Palestiniens agressés quotiennement par l'armée israélienne et affamés par un blocus inique.
Nous saluons la présence d'Israel Shamir le célèbre dissident écrivain israélien, ainsi que celle de l'écologiste Jean Brière et bien d'autres personnalités nous ayant tenu compagnie au cours de cette après-midi. Nous saluons également tous nos ami/es musulmans pour leur présence alors qu'ils et elles faisaient le ramadan.
Nous n'avons, malheureusement pas réussi à brancher la sono, certains commerçants ayant refusé de nous prêter ou nous vendre du courant. Nous veillerons à avoir notre propre courant lors de la prochaine rencontre.
Nous continuerons ces " Rencontres pacifiques " qui nous permettent de débattre, d'échanger des propositions, de rencontrer des gens très divers, de constituer une "AGORA de débats démocratiques" tous les derniers samedis de chaque mois.
La prochaine rencontre aura lieu le 28 octobre 2006 à 15 heures devant la Fontaine des Innocents, Paris 1er - Les Halles.
Nous y exprimerons notre solidarité avec le gouvernement palestinien élu démocratiquement.
Nous demanderons toujours au gouvenement français et à l'Union européenne de reconnaître ce gouvernement légitime et d'établir des relations diplomatiques comme avec tout gouvernement représentatif d'un peuple dans sa diversité.
Nous demanderons également que l'Union européenne rétablisse les subventions afin d'arrêter la famine qui sévit en Palestine et décime une des populations les plus fragilisées de la planète, ainsi que l'arrêt des massacres quotidiens et la libération de tous les prisonniers palestiniens.
PALESTINE - un seul État pour tous
Le collectif Cheikh Yassine
La Pierre et l'Olivier
Le CCTE
L'AZLS
L'Association entre la plume et l'enclume
L'Association pour un seul État démocratique en Palestine/Israël
Contact : palestine1seuletatpourtous@yahoo.fr
Six ans d’Intifada en Palestine
Pour la quatrième fois de son histoire (1936, 1948, 1987), le peuple palestinien s’est à nouveau soulevé le 30 septembre 2000, suite à une provocation calculée d’Ariel Sharon, qui s’est rendu sur l’Espalanade des Mosquées à Jérusalem/Al Qods.
Six ans plus tard, quelle est la situation du peuple palestinien ?
Quelles perspectives ?
Rencontres pacifiques à la Fontaine des Innocents, Paris 1er
Chaque dernier samedi du mois, à partir de 15 heures
30 septembre, 28 octobre, 25 novembre, 30 décembre
STATION RER ET MÉTRO CHÂTELET - LES HALLES
pour débattre, échanger et organiser des actions de solidarité
avec le Collectif Cheikh Yassine, l'AZLS, le Collectif de la Communauté tunsienne en Europe, l'Association Entre la Plume et l'Enclume et l'Association internationale pour seul État démocratique en Palestine/Israël.
Renseignements : 06 24 55 14 53
Trois ans après avoir laissé pourrir , et malgré les négociations, le Préfet et le gouvernement ont fait le choix de la brutalité. Ils ont lancé l'assaut vendredi soir contre les « 1000 de Cachan », qui campaient sur le trottoir depuis leur expulsion, jeudi matin. 4 personnes ont été blessées, dont un bébé, une mère de famille (fracture du genou), un père de famille (côtes cassées), et Annick Coupé responsable du syndicat Solidaire (entorse de la cheville).
La violence et les centaines de CRS et de gardes mobiles engagés n'ont pas suffi à briser la résistance des expulséEs et de leur soutien, pour ne pas être éparpillés.. Ils ont alors obtenu leur hébergement provisoire dans un gymnase mis à disposition par la mairie de Cachan ce qui leur permet de continuer à lutter ensemble .
La détermination et le courage des mères de familles ont été décisifs : elles connaissent déjà la précarité, l'exiguïté et l'éloignement, voire l'insalubrité des « hôtels » proposés. De plus il a été rapporté que des expulsés ayant accepté « l'hôtel » ont été interpellés par la police. Plusieurs dizaines d'entre eux sont enfermés, menacés d'expulsion, de prison.
Avec les expulsés, le Comité de soutien composé de personnalités, d'élus, d'associations, d'organisations syndicales, politiques et de citoyens. exigent du Préfet et du gouvernement :
- la libération des expulsés interpellés,
- le relogement décent et durable de tous les expulsés et dans l'attente la réquisition de logements vacants.
- La régularisation des sans-papiers.
- Le respect de la scolarisation des enfants.
- Une table ronde d'urgence avec le Préfet, et si nécessaire le gouvernement, les représentants des expulsés, les différentes composantes du Comité de soutien et les élus.
10 ans après Saint Bernard, la lutte des sans papiers continue, et un an après les incendies meurtriers de taudis parisiens, la crise du logement, les discriminations racistes et la précarité se sont aggravées.
par Ginette Hess Skandrani, Paris, 26 août 2006
L'acharnement criminel d'Israël contre la résistance libanaise durant tout un mois, massacrant des populations civiles dont de nombreux d'enfants nous a prouvé que cet État n'avait pas sa place au Moyen-Orient.
Si l'État sioniste avait été un véritable État intégré dans cette région, il ne se serait jamais permis ce crime atroce sous prétexte de chercher deux militaires capturés sur la terre libanaise.
Mille cinq cent victimes plus tard, des milliers de maisons, de routes et de champs détruits, toutes les infrastructures libanaises à reconstruire, des milliers de réfugiés errant toujours sur les routes, et toujours d'actuelles et futures menaces sionistes, quelle instance internationale obligera l'État sioniste à réparer les dommages physiques et moraux causés au peuple libanais ?
Pourquoi les responsables de ce drame s'estiment-ils investis d'une justice divine les autorisant à punir tout un peuple, tout en se prétendant dispensés de réparation de tous ces crimes gratuits ?
De quel droit, cette entité, étrangère à cette terre arabe, peut-elle prétendre y faire la loi et semer tant de destructions ?
Rappelons-nous, la guerre contre l'Irak en 1991 après que le Président irakien, Saddam Hussein eut envahi son petit voisin, et la coalition créée à cette occasion pour soi-disant libérer le Koweït.
Olmert, lui, a fait bien pire que Saddam, il a détruit le Liban. Où est la coalition qui lui demandera de rendre des comptes ?
La résistance libanaise a admirablement combattu la plus grande puissance militaire du Moyen-Orient et démontré qu'Israël n'était pas infaillible et pouvait être vaincu si les peuples voisins voulaient bien s'en donner les moyens et ne plus faire tous ces compromis avec les Usraéliens.
Heureusement que le Hezbollah a empêché momentanément les visées expansionnistes d'Israël. Personne n'a le droit d'exiger son désarmement. Les combattants du Hezbollah sont libanais, ils sont chez eux et c'est à l'ensemble du peuple libanais de décider de l'avenir et de la souveraineté du Liban et de sa résistance armée. Le Hezbollah, mouvement de résistance, qui a défendu son pays, n'a pas à figurer sur la liste terroriste établie par les USA sous injonction des sionistes. Toutes ces voix qui s'élèvent actuellement en France pour féliciter sa résistance feraient mieux d'exiger que son nom soit enlevé de cette liste absurde.
Pendant ce temps et vu que les yeux de toute la communauté internationale sont tournés vers le Liban, l'État sioniste profite pour continuer à massacrer sournoisement les Palestiniens, détruire leurs maisons et leurs champs en terrorisant les populations afin de mieux les tétaniser, voulant les punir pour leur vote démocratique en faveur d'un mouvement de résistance à la colonisation des terres.
Là aussi l'entité sioniste, colonialiste et arrogante se prétend investie de la justice divine qui lui octroie une supériorité sur les populations autochtones héritières de ces peuples qui ont jalonné au cours de l'histoire, ces terres ancestrales.